Pour Olivier Deneufbourg, directeur général de JCB-France, la commercialisation de la nouvelle génération de chargeuses compactes JCB représente une belle opportunité de croissance, les ventes de l’ensemble de la gamme du constructeur britannique sur le territoire français demeurant à un niveau satisfaisant en 2010, selon le responsable.
Pour Olivier Deneufbourg, le récent lancement des chargeuses compactes JCB permettra au constructeur britannique de "s’ouvrir de nouveaux créneaux de marché en France, comme les loueurs par exemple, toujours très intéressés par des petits matériels polyvalents et sécurisés." Au-delà de cette "cible", la filiale française de JCB devra en outre opérer un sérieux travail d’"acculturation" auprès des professionnels hexagonaux. "Les chargeuses compactes restent des machines adaptées au marché américain", rappelle Olivier Deneufbourg.
Concernant le marché français en 2010, le directeur général se dit très moyennement satisfait de la vente des chargeuses compactes. "A la différence de nos chariots télescopiques et de nos chargeuses-pelleteuses, nos chargeuses compactes se vendent difficilement dans l’Hexagone. Les résultats ne sont même pas à trois chiffres...", fait-il savoir. Et d’ajouter : "Disons que nous avons fait beaucoup mieux par le passé. Il faut dire aussi que la crise ne nous a pas aidés."
Malgré tout, les ventes des matériels JCB en France ont globalement progressé, "de l’ordre de 20% par rapport à l’exercice 2009, ses résultats restant provisoires", avance prudemment Olivier Deneufbourg. Et d’analyser : "Même si le marché reste compliqué, il y a une tendance favorable qui se dessine, laquelle s’explique notamment par le retour des investissements des clients qui doivent renouveler leur parc de machines." Par ailleurs, le constructeur britannique cherche désormais à mettre l’accent sur sa gamme lourde ainsi que sur ses pelles sur pneus et sur chenilles. "Notre plan marketing mis en place au début de l’année tend d’ailleurs à porter ses fruits", indique le directeur général, qui table sur une progression globale du marché français des engins de BTP de 10 à 15% en 2011.