C’est une étape clé qui vient d’être franchie pour le projet ferroviaire Lyon-Turin. Le 19 octobre 2026, SNCF Réseau et le groupe de BTP NGE ont officiellement inauguré l’interconnexion ferroviaire de Saint-Jean-de-Maurienne, quelques jours seulement après la réouverture des circulations entre Chambéry et Modane. Ces nouvelles infrastructures constitueront, à terme, les accès directs au futur tunnel de base transfrontalier.
PUBLICITÉ
Attribué en 2023 par TELT à NGE via ses filiales ferroviaires TSO (mandataire), TSO Caténaires et Sages Rail, le marché MT104 prévoyait la construction de la ligne, la préparation des aménagements de la future gare internationale et le raccordement au réseau existant. En parallèle, TSO Signalisation est intervenue sur le génie civil et électrique de signalisation (marché MT108).
Au total, ce chantier au long cours a mobilisé d’importants moyens techniques :
12 km de voies ferrées et 26 appareils de voie posés ;
17,2 km de fil de contact et 24 km de feeder installés ;
210 supports caténaires et 31 portiques déployés.
L’aboutissement du projet s’est joué en septembre 2026 lors d’une « opération coup de poing » d’une ampleur exceptionnelle. Durant 28 jours consécutifs, les équipes se sont relayées 24h/24 pour déposer les anciennes installations et raccorder les nouvelles. Un sprint final qui a permis la mise sous tension des caténaires le 3 octobre, suivie du passage du premier train le 9 octobre.
L’engagement de NGE sur le transalpin
Pour NGE, la concrétisation de ce nœud stratégique ne marque pas la fin de l’aventure. Le groupe reste mobilisé au cœur de la montagne à travers le chantier CO08 (mené en groupement avec Implenia et Itinera), dédié à l’excavation et au revêtement de 6,1 km d’ouvrages du tunnel de base côté français.
« Cette réussite démontre la capacité de TSO à mobiliser tous ses savoir-faire et à relever des défis techniques ferroviaires majeurs », souligne Romuald Hugues, Directeur Général Adjoint de NGE et Président de TSO.
En transformant durablement la desserte de la vallée, cette infrastructure ouvre la voie à un report modal vers le rail, au service de la transition écologique du fret et des voyageurs entre la France et l’Italie.