La visite du président Turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov en ce début de semaine à Paris a suscité un certain nombre d’articles et de réactions mitigés dans les médias.
Interviewé hier sur France Inter, Olivier-Marie Racine, le dg de Bouygues Bâtiment International rappelle que le Turkmenistan est un enjeu commercial d’importance pour Bouygues. “Le Turkménistan est un pays où intervient Bouygues Construction, depuis maintenant une quinzaine d’années, et nous y exerçons à peu près 4 % de l’activité de Bouygues Construction, donc c’est un enjeu commercial pour Bouygues, parmi d’autres enjeux.” Comme l’affirme Jean-Baptiste Jeangène-Vilmer, docteur en sciences politique et en philosophie, la présence d’entreprises françaises au Turkmenistan contribue au développement du pays. Bouygues apporte sa pierre à l’édifice. “Ce sont les entreprises qui contribuent au développement du pays et je peux vous dire que moi je connais un certain nombre de jeunes Turkmènes, sur place, qui n’ont pas d’autre horizon économique ou professionnel que de travailler pour Bouygues. Ils apprennent le français à l’heure actuelle, pas parce que c’est la langue de Molière et par amour de la langue française, ils apprennent le français pour avoir une chance de travailler dans un secrétariat pour Bouygues, et effectivement 90 % d’entre eux seront embauchés à 18, 19, 20 ans.”