Selon Chrystèle Villotte, à la tête du département « Residential capital markets » de Crushman & Wakefield : « En ce qui concerne le logement, les positions prises par la majorité des investisseurs le sont à des fins non spéculatives, mais bien aversives au risque ».
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D’après l’étude, la croissance des loyers, quant à elle, ralentit en Ile-de-France avec une progression de 0,5% en 2017 (taux le plus faible relevé depuis 2001). En province, les valeurs locatives affichent une hausse également faible (de +0,9% à +1,1%) dans quatre régions, apparaissent stables dans six autres et reculent dans une grande majorité des territoires.
Côté marché à l’acquisition, les volumes ont conservé une tendance haussière avec des performances records : 130 000 logements neufs et 958 000 unités dans l’ancien. Pour les professionnels, il s’agirait d’un phénomène de rattrapage après une séquence 2012-2014 relativement atone.
Un record de ventes est aussi noté en 2017 sur le neuf comme sur l’ancien, avec un prix de cession des logements anciens en progression de +3,7% (contre +1,60% en 2016) et un prix moyen de vente des logements collectifs neufs en hausse de +1,8% (vs +2,5% en 2016).
Selon Magali Marton, directrice des études de Cushman & Wakefield : « L’appétit retrouvé ou les nouvelles ambitions des investisseurs pour le résidentiel devraient soutenir les volumes d’acquisitions en 2018, estimées entre 2 et 3 milliards d’euros .»