Les actifs excédentaires non utilisés détenus par les entreprises représentent plusieurs milliards de dollars. Ils peuvent prendre la forme de bâtiments opérationnels ou vacants, possédés ou loués. Si des entreprises ont besoin de déménager un site de production, le fermer ou encore consolider des activités, ces actifs les exposent alors à d’énormes risques financiers, sociaux, environnementaux, politiques ou encore d’image.
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Dans son rapport, Arcadis révèle les principales motivations des entreprises pour se tourner vers cette dernière qui sont : la réduction des coûts (23%), les bénéfices sur la vente d’actifs (21%), l’optimisation de la fiabilité financière (19%), la réduction des risques opérationnels (13%), l’amélioration rapide de trésorerie (8%) et l’amélioration de l’image de l’entreprise, du site (1%).
Il précise également les activités pour lesquelles les entreprises investissent dans le Property Management dont : la dépollution et revente (43%), la revente de l’actif sans dépollution (25%) ou encore la dépollution, rénovation et revente de l’actif (15%).
Hervé Constantin ajoute : « Nous constatons d’ailleurs un engouement croissant de la part d’un certain nombre d’industriels pour cette activité pour laquelle 1 euro investit en approche stratégique et études permet de gagner en jusqu’à 800 euros en frais de rénovation ou dépollution. »
L’étude dévoile par ailleurs que 16% des entreprises conservent en l’état leurs actifs et met en exergue les freins suivants : baisse de la valeur de l’actif (20%), baisse de l’attractivité de l’actif à la revente (19%), coûts liés à la remise aux normes de l’actif (18%), manque d’intérêt en interne pour cet actif (18%), manque de visibilité sur la stratégie liée à la gestion des actifs excédentaires (6%) et mauvaise gestion (3%).
« Ce point de l’étude montre clairement que cette activité reste encore assez méconnue par certaines entreprises alors qu’elle ne peut être que bénéfique d’un point de vue foncier », explique-t-il. « D’ailleurs, en fonction de l’analyse de l’existant, des discussions sont menées autour des risques et usages afin de limiter les coûts de la dépollution. Par exemple, selon le niveau de dépollution et le coût que cela engendrerait, nous pouvons préconiser la construction d’un parking sur la zone concernée plutôt que des logements. »
En France, la législation est favorable au développement de cette pratique et pose un cadre méthodologique qui facilite le déroulement des actions. Arcadis accompagne ainsi certains industriels sur des projets de dépollution de bâtiments ou de terrains pour la revente ou le changement d’activités mais également des collectivités publiques pour la transformation d’anciennes friches en espaces publics.