Alerté notamment par la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) et la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), François Hollande a confirmé hier la mise en place de mesures d’urgence en soutien au secteur du BTP en difficulté.
Inquiet de l’évolution du secteur, le président François Hollande a confirmé hier, dans un entretien au "Bien public", un "soutien au bâtiment" qui sera "amplifié" rapidement. Au ministère du logement, dans l’équipe de Cécile Duflot, l’heure est à l’optimisme. "Cela veut dire qu’on s’oriente vers un plan ambitieux", indique-t-on aux Echos suite aux déclarations du président. Dans l’immédiat, le chantier est à la construction de logements avec cet objectif de 500 000 logements par an pendant l’intégralité du quinquennat de François Hollande, ainsi que la recherche d’une solution pour "compenser" l’augmentation de la TVA. Alors qu’à gauche comme à droite on préconise une TVA appliquée au logement social et à la rénovation énergétique, l’ancien ministre du logement Benoist Apparu s’inquiète du "risque d’effondrement de l’appareil de production". Il en appelle à "un plan d’urgence mais qui soit massif" et propose de "muscler" le dispositif d’investissement locatif Duflot, de baisser les coûts de construction par "une mise entre parenthèses d’un certain nombre de normes" et de libérer le foncier. En outre, l’élu UMP prévient le gouvernement des actions qui "font fuir les investisseurs" tels que les réquisitions, l’encadrement des loyers à la baisse, le renforcement des droits des locataires face aux propriétaires etc...