Le secteur du bâtiment a mieux résisté que prévu en cette année 2012 avec une baisse d’activité de 1,2 % alors que les prévisions effectuées à la fin de l’année 2011 anticipaient une chute de 1,9 %. Dans le détail, la construction neuve a reculé de 1,8 % (- 3,5 % dans le logement et + 1,4 % dans le non résidentiel), tandis que les travaux d’amélioration et d’entretien ont régressé de 0,7 %.
"L’année 2012 s’est révélée moins mauvaise que prévue […]. L’écart s’explique par un second semestre moins difficile qu’anticipé, notamment en ce qui concerne l’amélioration-entretien. Le choc négatif de la rentrée de septembre 2012, qui fondait notre prévision de près de 2% de recul sur l’ensemble de l’année, s’est avéré moins brutal en réalité", analyse le président de la fédération nationale du bâtiment (FFB), Didier Ridoret.
Considérant l’impact à venir des dernières mesures fiscales et réglementaires sur l’activité et l’emploi, tous les acteurs du bâtiment attendent désormais une réaction rapide et efficace de l’exécutif car, comme le rappelle Didier Ridoret, il faut prendre en compte "l’inertie [du] secteur et le temps nécessaire pour inverser la perte de vitesse actuelle".