Déjà largement à l’œuvre dans les agences, l’intelligence artificielle (IA) s’impose désormais dans les pratiques quotidiennes, de la gestion administrative à la conception des projets. Si elle ouvre des perspectives inédites, son déploiement rapide impose un cadre clair : les risques sont réels, et les responsabilités, pleinement engagées. À travers une relecture du Code de déontologie de la profession, le Conseil national propose aux architectes « 10 commandements » pour utiliser l’IA avec discernement, rigueur et éthique. L’objectif : prévenir les dérives et garantir un
exercice conforme aux exigences de la profession.
PUBLICITÉ
Le Conseil national appelle ainsi les agences à adopter une approche éclairée et exigeante : choix des outils, encadrement des usages, montée en compétences. L’IA ne dispense ni du jugement, ni de la déontologie ; elle en renforce au contraire l’exigence. Le rapport s’inscrit dans la collection des rapports de Conseil national. La collection comprend aussi : "Nos propositions pour la réhabilitation en France", "Nos propositions pour adapter la France aux risques majeurs", "Nos propositions pour un permis de construire unique". Un rapport sur le logement est actuellement en préparation.
L’Ordre des architectes œuvre àla bonne organisation de la profession d’architecte en France. Il remplit une mission d’intérêt général auprès des 30 500 architectes français. Il veille à la protection du public et des clients des architectes. Placé sous la tutelle du ministère de la Culture, l’Ordre assure une mission de service public. Le respect du code de déontologie des architectes est au cœur de sa mission. "L’intelligence artificielle est un levier d’innovation pour les agences d’architecture, mais elle suppose un cadre clair : l’architecte reste responsable, et la déontologie doit guider chaque usage", déclare Christophe Millet, président du Conseil national.