Le 15 décembre dernier, le Parlement européen a adopté, à une large majorité, une Résolution sur l’examen à mi-parcours de la Stratégie européenne 2007-2012 pour la santé et la sécurité au travail.
Le texte a été élaboré par la Française Karima Delli de la Commission sur l’Emploi et les Affaires sociales.
Les eurodéputés y critiquent le fait que tous les États membres n’aient pas fixé des objectifs chiffrés dans leurs stratégies nationales et que ces textes ne soient pas toujours axés sur les trois priorités de la stratégie communautaire : le stress, le burn-out et les TMS.
Ils estiment également que les risques potentiels liés aux nouvelles technologies et aux substances dangereuses doivent être évalués et que des actions doivent être entreprises pour que les nanomatériaux soient dûment couverts par la législation communautaire en vigueur sur la santé et la sécurité au travail.
Par ailleurs, les députés mentionnent le rôle positif joué par les personnes qui alertent légitimement sur des risques non-reconnus au sein d’un établissement. Ils demandent donc à la Commission européenne de prendre une initiative pour protéger ces personnes dites "lanceurs d’alerte", afin d’éviter qu’elles ne fassent l’objet de pressions (menace de licenciement, etc.).
Enfin, les parlementaires estiment que le stress lié au travail est un obstacle majeur à la productivité en Europe. Aussi appellent-ils la Commission à prendre des mesures pour s’assurer que l’accord européen sur le stress au travail (du 8 octobre 2004) soit mis en œuvre dans tous les États membres.
Les organisations patronales et syndicales sont appelées à sensibiliser employeurs, travailleurs ainsi que leurs représentants à la nécessité de réduire le stress au travail.
L’examen de la Stratégie 2007-2012 est la première étape du processus visant à préparer la Stratégie communautaire 2013-2020.
Source Eurogip