Grosse tendance dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, les contrats en partenariat public-privé (ou PPP) auraient atteint 15 milliards d’euros pour la seule année 2011, selon une information du Parisien. Un véritable succès pour ce système de financement des grands projets pourtant régulièrement décrié dans les médias.
Lancé en 2004, ce moyen pour financer, construire et entretenir un ouvrage via une entreprise privée, concessionnaire pour une durée déterminée, a permis 18 milliards d’euros de travaux depuis sa création. D’ici 2020, les projets en PPP devraient même atteindre les 60 milliards d’euros. Pourtant, nombreux sont ceux qui remettent en cause l’intérêt de ce type de contrat. Initialement pensé pour éviter l’endettement de l’Etat et des collectivités locales du fait de chantiers trop coûteux, le PPP serait finalement une mauvaise affaire, à en croire Le Parisien. En effet, le paiement d’un loyer à l’entreprise constructrice reviendrait à "payer deux ou trois fois plus cher le coût de l’équipement final", estime le quotidien qui prend pour exemple la réalisation du futur siège du ministère de la Défense, évaluée à 745 millions d’euros, et dont les loyers cumulés coûteraient à terme "plus de 3,5 milliards d’euros" au contribuable.