Depuis déjà plusieurs années, le cabinet KPMG réalise une étude portant sur les « Tendances et perspectives du Bâtiment », les points clés du secteur ainsi que les perspectives et le moral des dirigeants. Pour sa 18e édition, KPMG s’est associé à l’Ifop afin d’interroger dirigeants d’entreprises du bâtiment* sur leur activité et leurs perspectives de développement. Petit résumé chiffré des tendances...
Après une baisse significative d’activité début 2010, et deux ans après son entrée dans la crise, le secteur du bâtiment a connu les premiers signes de reprise à partir du 4e trimestre 2010. On ne peut toutefois guère encore parler de croissance, mais bien plus de stabilisation pour l’activité BTP, avec en 2010 des taux de croissance proches de zéro pour les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) et de 1 % pour celles soumises à l’impôt sur le revenu (IR).
« Les dirigeants sont restés prudents même s’ils ont maintenu, voire renforcé, leur structure financière, avec des taux d’autonomie financière élevés, allant de 85 % à 91 % en 2010. Les résultats financiers relèvent plus d’une gestion prudente que d’une réelle croissance. », souligne Annie Chauzu, Associée KPMG et responsable du réseau Entrepreneurs du Bâtiment.
Malgré la conjoncture actuelle, 74 % des dirigeants du bâtiment interrogés sont optimistes pour 2012, un chiffre sensiblement comparable à celui de 2011 (76 %).
La reprise est fragile mais semble amorcée : en 2011, 36 % des entreprises envisagent une progression de leur chiffre d’affaires (contre 27 % en 2010) et 34 % une amélioration de leur résultat (contre 31 % en 2010). Cependant sans reprise réelle, la compétitivité des entreprises du BTP est menacée dans un proche avenir.