Mis en cause par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pour "sous-estimation méthodique des accidents du travail" sur le chantier du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche), Bouygues s’est fendu d’un communiqué pour défendre sa position.
Le "gendarme du nucléaire" accable le groupe en estimant, dans son procès-verbal que s’est procuré le journal L’Humanité, que la démarche de Bouygues est "intentionnelle" et "répétée". Selon l’ASN, ce sont au total 38 accidents du travail qui n’auraient pas été déclarés par Bouygues. Pour sa part, le groupe de BTP conteste le rapport du l’ASN, "récusant fermement toute démarche intentionnelle de non-déclaration des accidents et tout initiative visant à éluder l’information de l’inspection du travail ou à détourner sa surveillance." Selon Bouygues, "les éventuelles absences de déclaration qui sont évoquées ne peuvent être que la conséquence d’initiatives malencontreuses du personnel de l’infirmerie [...]. Il n’a jamais existé la moindre volonté de la part de la hiérarchie de demander à qui que ce soit de ne pas faire état d’un passage à l’infirmerie."