Le Conseil d’Administration de Ciments Français (Italcementi Group), qui s’est réuni le 3 mai sous la présidence de Monsieur Yves René Nanot, a examiné et arrêté les comptes consolidés, non audités, au 31 mars 2011.
Ciments Français a finalisé le 25 mars 2011 la cession annoncée le 25 février 2011 de Set Group Holding et de ses filiales à Limak Holding. La vente, conclue sur la base d’un montant total de 290 millions d’euros, hors dette et trésorerie, a dégagé une plus-value de 109,1 millions d’euros, enregistrée en « résultat des activités abandonnées ». En application de la norme IFRS 5, les produits et charges des activités cédées sont regroupées sur une ligne « Résultat des activités abandonnées ». Les données du premier trimestre 2010 sont retraitées suivant la même présentation. Le 1er trimestre a été marqué par une amélioration de l’activité dans le secteur de la construction, soutenu par des conditions météorologiques beaucoup plus clémentes qu’au 1er trimestre 2010 en Europe et en Amérique du Nord. Dans la plupart des pays émergents, la croissance est restée dynamique, notamment en Asie ; en Égypte, cependant, l’activité a subi un arrêt temporaire du fait de la crise politique. Les volumes vendus sont en augmentation dans les trois métiers : +3,2 % pour le ciment et clinker à 10,3 millions de tonnes, +6,1 % pour les granulats à 8,6 millions de tonnes et +14,4 % pour le béton prêt à l’emploi à 2,4 millions de m3. Le chiffre d’affaires du trimestre qui s’établit à 972,6 millions d’euros (+7,0 % par rapport à la même période de 2010) est en augmentation en Inde (+53,3 %), en Thaïlande (+30,4 %), en France/Belgique (+20,5 %), au Maroc (+5,1 %) et en Amérique du Nord (+3,7 %) ; il est en baisse en Égypte (-21,6 %) et en Espagne (-12,4 %). Le résultat brut d’exploitation courant qui s’élève à 146,6 millions d’euros ne progresse que de 2,0 %, en raison principalement de la hausse des coûts énergétiques et malgré les incidences positives de la vente de droits d’émission de CO2 (5,8 millions d’euros) et la réduction des taxes sur matières premières en Égypte. Le résultat d’exploitation s’élève à 56,8 millions d’euros, en baisse de 7,1 %, en raison essentiellement d’une augmentation des amortissements liée à la mise en service des nouvelles usines.