L’observatoire national des travaux et services liés au BTP, ONSBTP, présentait jeudi 16 décembre les résultats annuels du secteur du bâtiment et ses perspectives pour l’année 2011. Par la voix de son directeur associé en charge du développement, Philippe Dresto, le cabinet de conseil indépendant a livré son analyse d’une reprise qu’il prévoit lente, disparate mais solide.
Ceux qui conservaient l’espoir d’une reprise aussi fulgurante que l’avait été la chute ont dû être bien déçus, après la présentation des résultats de l’ONSBTP. "Pas de signe d’accélération significative en 2011", assure Philippe Dresto. Néanmoins, l’espoir est de mise à en croire le président associé de l’ONSBTP. Cette reprise lente devrait, en effet, s’inscrire dans la durée.
Il faut l’espérer étant donnée la faible croissance attendue pour 2011. Là où la FFB avance un regain d’activité global de 2,2 % en 2011, l’ONSBTP avance 1,6 % pour le métier le plus porteur, celui du gros œuvre. Premier touché durement par la crise, il est aussi le premier à profiter de la reprise en s’appuyant sur le logement neuf résidentiel. Si tous "les métiers sont orientés à la hausse en 2010" et le seront en 2011, les derniers impactés par la crise profiteront tardivement de la reprise. Une chose est certaine, "reconstituer le marché pré-crise prendra du temps".