Le Syndicat Français de l’Industrie Cimentière (SFIC) vient de publier les chiffres-clés de la profession pour l’année 2010. Des chiffres en demi-teinte.
Ce matin, Bruno Carré, le président du Syndicat Français de l’Industrie Cimentière (SFIC) a dévoilé les chiffres concernant la production, la consommation et l’importation de ciments en France pour l’exercice 2010. Il ressort ainsi de ces études que les 5 cimentiers hexagonaux (Calcia, Holcim, Kernéos, Lafarge et Vicat), répartis sur 40 sites industriels, produiront environ 18 Mt de ciments cette année, un chiffre en progression de 2% par rapport à 2009. Concernant la consommation, les professionnels du BTP -- le batiment représentant 62% de la clientèle des cimentiers et les travaux publics 38% -- utiliseront près de 20 Mt de ciments, une estimation stable par rapport à l’exercice 2009. "Seul le marché des logements neufs portera l’activité des cimentiers en 2010-2011", avance Bruno Carré. Et d’ajouter : "Malgré ces chiffres en demi-teinte, le marché du ciment en France se défend plutot mieux que la moyenne européenne."
Du coté des importations, celles-ci marquent quelque peu le pas cette année, crise économique oblige. Si elles accusaient déjà une chute importante en 2009, la tendance baissière se confirme en 2010. Sur ce point, Bruno Carré relève 2 types de projets d’importation de ciments. D’une part, des opérateurs opérant depuis les pays limitrophes à la France et dont l’activité est basée sur un modèle de proximité, pour compléter une activité locale bien souvent. Et d’autre part, des opérateurs se basant "sur un effet d’aubaine lié à l’augmentation de la fiscalité environnementale", analyse le président du SFIC. "Ces derniers induisent de la distorsion concurrentielle et provoquent également des fuites de carbones avec des transports supplémentaires."