Echantillons pour les contrôles qualité, rebuts de production… malgré l’évolution des process industriels, les 17 sites de KP1, leader français du béton précontraint et des solutions planchers pour le bâtiment, génèrent annuellement près de 100 000 tonnes de déchets béton, bois, acier et DIB.
Plaçant le développement durable comme l’une de ses priorités, au même titre que la Prévention et la Sécurité, KP1 met actuellement en place une politique globale d’optimisation et de valorisation des déchets.
« Nous avons commencé par faire un audit environnement très complet dans chacun de nos sites industriels qui gérait en direct leurs déchets », explique Davy Morel, en charge de la politique Recyclage. « Fort de cette masse de renseignements, nous avons, avec l’appui de sociétés expertes telle Bravo Solution, identifié les bonnes pratiques de valorisation de chaque déchet, défini une stratégie d’achat nationale pour les prestataires recyclage et un contrat cadre pour tous nos fournisseurs qui doivent désormais être certifiés ISO 1400 et, enfin, exigé une traçabilité de tous les déchets valorisés. Ses meilleures pratiques sont en cours de mises en place dans les usines ».
Parmi les premiers changements :
- le balayage systématique des halls après nettoyage des ateliers ;
- l’amélioration du tri par bennes avec la valorisation systématique des DIB (Déchets Industriels Banals : bois de coffrages, chevrons, palettes usagers, cartons, PSE, plastiques…) ;
- le concassage des déchets bétons directement dans les usines pour séparer les gravats et valoriser les aciers. Une décision déjà effective à Ciel, Camarsac, Pujaut, Rennes et Bédarieuxqui divise par deux l’impact carbone du trafic camions.
La même démarche de valorisation se met en place pour les rebuts aciers (près de 2 500 tonnes par an entre les torons, les découpes des bancs, les fins de bobines ou encore les inserts) et les Déchets Industriels Spéciaux (DIS) tels les aérosols, les néons, les disques de tronçonneuse, les résines, les futs, les gants souillés...
« L’amélioration de la gestion des eaux de chaque site est également une priorité 2010 », conclut Davy Morel, « et nous travaillons également sur la valorisation de certains rebuts dans les process de fabrication comme les résidus en béton frais des malaxeurs ».
Enfin, tous les collaborateurs et intervenants sur les sites bénéficient d’une sensibilisation à la prise en compte de l’environnement.