L’objectif des travaux engagés depuis le 2e trimestre 2009 sur la cathédrale Notre-Dame de Paris est de rénover les crêtes en plomb qui ornent le faîtage du bras nord du transept et la moitié est de la nef de la cathédrale, la dernière ligne de tables de plomb, et remplacer des éléments du paratonnerre. Pour mettre en place un échafaudage capable de relever ce challenge, la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) a fait appel à Layher, familier de Notre-Dame puisqu’il a déjà participé à plusieurs travaux de rénovation dont celui, spectaculaire, de la tour nord en 2005, et de la façade occidentale en 1997.
La dépose des ornements qui seront moulés pour être refaits à neuf en atelier, puis remis en place, ainsi que le déplacement des tables de plomb – 200 kg l’élément - implique que l’échafaudage supporte des charges très importantes à des hauteurs conséquentes - il culmine à 50 m - tout en s’adaptant aux façades découpées de Notre-Dame. Le bureau d’études Layher a donc élaboré une structure très sophistiquée et suspendue au niveau du faîtage afin de limiter l’impact sur la toiture. Elle a été installée en deux phases (selon les deux tranches de travaux) par la filiale montage de l’entreprise : Échafaudage Service.
La hauteur de l’échafaudage a conditionné le choix de plusieurs équipements spécifiques. Layher a ainsi choisi des accès par volées d’escalier pour sécuriser les intervenants qui gardent ainsi leurs mains libres. Les planchers sont parfaitement étanches pour éviter toute chute d’objet et leur capacité est de 200 kg/m² pour certaines parties, voire de 300 kg/m² pour les parties les plus sollicitées.
Le montage a été une affaire de spécialistes. Afin de limiter au minimum les efforts apportés sur la toiture, l’échafaudage a été conçu en structure vide avec uniquement les planchers nécessaires aux travaux. Les monteurs ont donc dû monter l’échafaudage en effectuant des rotations de plancher. Celui-ci était démonté au fur et à mesure du montage.
Pour que la sécurité des monteurs ne pâtisse pas de ces difficultés, Layher a équipé ses structures de son nouveau garde-corps de montage extensible, créé spécifiquement pour les configurations complexes de ce type. La sécurité collective était ainsi présente à chaque phase.
De plus, l’installation des échafaudages suspendus à +50 m, côté sud et est, a permis à Échafaudage Service de démontrer une fois de plus, le talent de ses monteurs. À l’inverse d’un échafaudage classique dont le montage se fait de bas en haut, un échafaudage suspendu se monte de haut en bas, donc dans le vide. Là encore la sécurité a été maximale avec de nouveaux types de harnais de sécurité équipés de longe extensible et de système à enrouleur automatique.
Le chantier en bref :
Objectif des travaux : rénover les épis du faîtage de Notre-Dame de Paris, la dernière ligne de tables de plomb, et remplacer des éléments du paratonnerre
Maîtrise d’ouvrage : Direction régionale des Affaires culturelles – conservation régionale des Monuments historiques
Maître d’oeuvre : Benjamin Mouton - architecte en chef des Monuments historiques
Date de début et de fin de chantier : 2e trimestre 2009 - fin 2010
Montant global des travaux : 1,670 M€.