La Commission de Finances pondère l’enthousiasme de Patrick Devedjian quant au Plan de relance.
En lançant le 1 000e chantier du Plan de relance, Patrick Devedjian annonce fièrement : « Avec deux mois d’avance sur les objectifs 2009, les trois quarts des financements prévus par la relance auront ainsi été consommés afin de soutenir la machine économique, au moment le plus difficile pour elle ». Le ministère estime que la Plan aura créé ou sauvé 400 000 emplois en 2009 et 2010.
Ce satisfecit tranche avec les conclusions du rapport de la commission des Finances de l’Assemblée nationale. La rapporteure Arlette Grosskost (UMP) estime que le projet annuel de performances qui accompagne chaque programme budgétaire, « présente des lacunes préoccupantes ». En premier, le choix des indicateurs de performance est « contestable », estime-t-elle. Ils sont focalisés sur les moyens ou l’activité (montants des travaux engagés, nombre de logements rénovés, etc.) et non sur l’efficacité socio-économique ou la qualité de service. En outre, les indicateurs, dont le suivi est assuré par la direction du Budget à Bercy, ne sont « presque jamais renseignés ».
Arlette Grosskost insiste : « Le dispositif de performance de la mission Plan de relance de l’économie n’est d’aucun intérêt pour la représentation nationale. Il lui est donc impossible d’apprécier l’efficacité de la dépense publique — pourtant considérable sur cette mission — et de rendre compte de manière satisfaisante de la mise en œuvre du Plan de relance sur 2009 et 2010. » Elle suggère de demander à la Cour des comptes un rapport sur la mise en œuvre du Plan de relance.
(Source les Échos)