Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
✕
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?
BÂTIMENT - GROS OEUVRE

Cesson, ville pionnière du développement durable

LA RÉDACTION, LE 29 OCTOBRE 2009
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : BTP Magazine

A l’occasion de la pose de la « première planche » de la Maison de la Petite Enfance de Cesson (Seine-et-Marne), le maire Jean-Marc Brûlé, a présenté un premier bilan après dix huit mois d’expérience originale de mutation écologique de la commune.

Elue en mars 2008, la nouvelle équipe municipale a en effet fait prendre à la commune un véritable virage. Cantine bio à 40 %, urbanisme durable, bâtiments municipaux à haute performance écologique, véhicules propres, gestion différenciée des espaces verts, achats responsables, énergies renouvelables,… Les efforts réalisés par la commune montrent ce qu’une ville moyenne peut accomplir dès lors qu’elle s’engage sincèrement dans une démarche de développement durable.

Pour Jean-Marc Brûlé, Maire de Cesson : « A quelques semaines du sommet de Copenhague et malgré la crise économique qui touche aussi les collectivités locales, cette conférence se veut la preuve que la mutation écologique est possible, ici et maintenant ».

La Maison de la Petite Enfance, 1er bâtiment durable

Pour abriter à la fois une crèche collective, une crèche familiale, un relais assistantes maternelles et une cuisine centrale, la Ville de Cesson a lancé un concours sur des bases très exigeantes, afin de faire émerger un bâtiment réellement exemplaire en matière de développement durable.

« Il s’agissait du premier équipement réalisé par la nouvelle municipalité. Nous l’avons voulu exemplaire tant sur le plan de la construction que du fonctionnement » explique Lylian Sénéchal, Maire Adjoint délégué à la Petite enfance.

Remporté par le cabinet SL architecture, ce concours à abouti à la sélection d’un projet très original, qui repose sur l’exploitation maximale du potentiel naturel du site, l’optimisation de l’efficacité énergétique, le recours à de la production d’énergie renouvelable et à des matériaux propres.

Le site tire ainsi le meilleur parti possible de son orientation. La toiture est conçue pour permettre la récupération des eaux pluviales qui seront utilisées pour les besoins des services d’entretien et de voirie de la commune. La conception du bâtiment assure par exemple une optimisation de l’aération naturelle. Les espaces de vie sont orientés au sud, et largement ouvert de façon à optimiser l’apport calorique et lumineux solaire. A l’inverse, la façade nord, très fermée, accueille principalement les locaux techniques dans une logique de minimisation des pertes énergétiques. Par ailleurs, un système de caissons thermiques permet, en jouant sur les circulations d’air froid ou chaud, de moduler naturellement la température en été comme en hiver.

Au-delà de cette exploitation des potentialités naturelles du site, la structure est conçue pour avoir une efficacité énergétique maximale. Bien évidemment, la conception prévoit une isolation thermique renforcée des murs et de la toiture.

L’utilisation du béton, mais aussi de la toiture végétalisée confère au bâtiment une inertie énergétique importante. Le recours à des vitrages peu émissifs limite considérablement les déperditions hivernales de chaleur en freinant massivement le rayonnement depuis l’intérieur du bâtiment. A l’extérieur, des brise-soleil atténuent les apports de chaleur en été. Enfin, l’installation d’appareils à basse consommation réduit la consommation énergétique globale de la structure. Au total, le bâtiment répond aux exigences de la norme Bâtiment Basse Consommation (BBC).

Le bilan énergétique global est encore amélioré par la production d’énergie renouvelable sur site. Ainsi, une part importante de la toiture sera dédiée à la production d’énergie électrique photovoltaïque, soit par des panneaux classiques, soit à travers une verrière solaire qui assurera l’éclairage de l’espace central de circulation. Deux éoliennes complèteront la production électrique propre : leur production sera directement consommée par le bâtiment, sans être versée au réseau EDF. Une ventilation double flux à haut rendement pourra récupérer la chaleur de l’air vicié sortant pour chauffer l’air sain entrant. L’eau chaude sanitaire sera elle aussi produite principalement à partir de l’énergie solaire. Le complément sera assuré par le système de chauffage général. Ce dernier reposera sur une chaudière à granulés bois à haute performance, alimentée par un combustible renouvelable originaire de moins de 50km : en plus de ne pas émettre trop de carbone lors de son transport du fait de son origine locale, ce combustible bois a par ailleurs la propriété de consommer strictement autant de carbone qu’il en rejette dans l’atmosphère, et ce pour un prix tout-à-fait comparable aux énergies concurrentes.

Enfin, le reste du bâti recourra à des équipements écologiques et des matériaux les plus naturels possibles : peintures NF environnement, terrasse et bardage extérieur en bois naturel, bois intérieurs d’essences locales, économiseurs d’eau, etc.



PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Périgueux : LP Promotion remporte le 1er Prix Viollet-le-Duc de la Réhabilitation Remarquable
Périgueux : LP Promotion remporte le 1er Prix Viollet-le-Duc de la Réhabilitation Remarquable
Le Groupe Léon Grosse acquiert Grupo IC
Le Groupe Léon Grosse acquiert Grupo IC
weber lance un enduit monocouche allégé inspiré du terrain
weber lance un enduit monocouche allégé inspiré du terrain
[Tribune] Immobilier : l’IA ne remplacera pas l’humain… mais elle remplacera ceux qui refuseront de l’utiliser
[Tribune] Immobilier : l’IA ne remplacera pas l’humain… mais elle remplacera ceux qui refuseront de l’utiliser
TOUS LES ARTICLES BÂTIMENT - GROS OEUVRE
Les plus lus