Crash-boxes dans le domaine du transport, panneaux sandwiches dans celui du bâtiment ou encore, isolateurs sonores, échangeurs thermiques, filtres… Les mousses métalliques bénéficient de performances mécaniques qui leur permettent de servir dans de très nombreuses applications. Le CTIF mène d’ailleurs d’importants travaux sur la fabrication de mousses d’acier par voie de fonderie.
Réduction de la consommation énergétique, gain en masse et amélioration de la sécurité,
telles sont les exigences qui ont contribué à l’émergence de ces nouveaux matériaux.
Capables, tout en ayant une masse réduite, d’absorber de grandes quantités d’énergie, de
supporter d’importants efforts de flexion, les mousses métalliques en acier comptent parmi
les axes de recherche du CTIF.
Deux procédés de fabrication ont ainsi été développés, dont l’un en collaboration avec
l’Ecole Centrale de Lille. Ils se basent sur la technique dite d’infiltration, proche des
techniques conventionnelles de fonderie, dans laquelle une préforme, sorte de noyau
poreux, est infiltrée par du métal liquide. Le premier procédé permet de fabriquer des
mousses dont la répartition des porosités est aléatoire, tandis que le second aboutit à une
mousse dont la structure est périodique. Tous deux permettent de réaliser des pièces aux
formes complexes et avec peau, ce qui les démarque avantageusement des autres
techniques de fabrication de mousses. Les deux procédés se veulent complémentaires pour
aboutir à la solution la plus pertinente et économique, le choix final reposant sur la prise en
compte de la forme, de la taille et de la fonctionnalité de la pièce.
Ces recherches inaugurent une avancée importante dans de nombreux domaines tels que
les transports ou la chimie.