Daniel Midavaine, président du Sned, reste optimiste pour l’avenir : « Même si le marché est un peu moins soutenu, il n’en demeure pas moins que les demandes sont fortes, ce qui veut dire que, dans les mois à venir, les entreprises de démolition risquent d’avoir une reprise d’activité sensible ».
Cette année encore, le Syndicat national des entreprises de démolition a vu augmenter le nombre de ses adhérents, qui atteint désormais 90 entreprises, avec une répartition, tant au niveau du chiffre d’affaires que du nombre des salariés, qui tend à se stabiliser après les modifications assez importantes observées voici deux ans.
Au niveau du chiffre d’affaires global des adhérents du Sned, on peut noter un léger tassement de l’activité en volume en 2008 par rapport à 2007, de l’ordre d’un peu plus de 10%.
« Il est certain que, globalement, nous avons ressenti un peu de morosité dans la mesure où nous avons connu précédemment, il faut le reconnaître, des périodes assez euphoriques, précise Daniel Midavaine, président du Sned. Nous avons constaté dans les trois dernières années, chez certains de nos adhérents, des évolutions à deux chiffres. Je dirai que nous revenons à un niveau plus normal d’activité, en système d’asymptote plus que sur une courbe exponentielle ».
Interrogé sur l’activité 2008, Daniel Midavaine indique que les adhérents du Sned n’ont pas été confrontés à effondrement du marché mais ont plutôt dû faire face à une mise en adéquation succédant à une surchauffe depuis quelques années, qui posait d’ailleurs beaucoup de problèmes en matière de recrutement.
« Nous avions engrangé des commandes sur l’exercice précédent qui ont pu amortir la dégradation de l’activité. Elle sera sans doute plus sensible dans le courant de 2009 et à partir de 2010 car, aujourd’hui, nous n’avons pas encore le relais qui s’est mis en place. »