Portant ici et là la bonne parole dans les régions françaises, le gouvernement entend montrer que son plan de relance peut déboucher sur des réalisations concrètes.
« Sur les 26 milliards qui devraient être affectés aux « mille chantiers » de la relance recensés par le gouvernement dans une centaine de départements français, les trois quarts de ce montant, soit près de 20 milliards d’euros, devraient être dépensés d’ici à la fin de l’année 2009 : 11,4 milliards vont servir à améliorer la trésorerie des entreprises, 10,6 milliards seront investis directement par l’Etat pour financer le programme d’investissement public et 4 milliards en infrastructures »…
C’est en substance ce que le ministre de l’anti-crise, Patrick Devedjian, est venu rappeler aux landais le 6 mars dernier à l’occasion d’une tournée dans la région de Dax. Une visite « sous haute tension » - au sens propre comme au sens figuré - où les élus PS sont venus lui dire tout le peu de bien qu’ils pensaient de son plan de relance. Selon le président du Conseil général des Landes, Henri Emmanuelli « Les mesures prises dans ce plan ne sont en fait que de la poudre jetée aux yeux des français. Dans notre région, les travaux, on les cherche à la loupe. »
Le département des Landes… « Objet » de toutes les attentions qui, bien avant de recevoir Patrick Devedjian, avait déjà était visité par Nicolas Sarkosy puis par Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche qui pourtant n’était pas venu les mains vides. Ce dernier a promis une enveloppe globale de un milliard d’euros pour tenter de remonter le moral des professionnels landais de la sylviculture après les dégâts occasionnés dans le massif de Gascogne par la tempête « Klaus ».
Patrick Devedjian a été également reçu par le préfet des Landes, Etienne Guyot, et Dominique Maillard, président du directoire de RTE, filiale d’EDF qui lui a fait les honneurs du chantier du poste de transformation de Bergé à Begaar (40) en cours de travaux et qui s’inscrit dans le plan de relance (voir détail en pages intérieures).
Interrogé sur les difficultés que connait le département, le ministre a déclaré : "C’est aussi mon travail de sauvegarder des emplois. La mobilisation contre le chômage est au coeur de ma mission. »… Et en guise de réponse à Henri Emmanuelli : « Lorsque l’on nous fait le reproche qu’il n’y a aucun projet nouveau dans notre plan de relance et qu’il ne s’agit en fait que d’un saupoudrage, je le dis aux socialistes, et bien oui, c’est vrai, il y a bien saupoudrage de projets parce que la crise frappe partout en France et que pour sauvegarder l’emploi c’est certainement l’un des moyens le plus efficace. Le chantier RTE de Bigaar sur lequel travail plusieurs PME régionales en est la meilleure preuve. Sans être la panacée, notre plan à au moins le mérite d’actualiser des travaux déjà prévus, il les accélère et apporte des financements inédits. Par ailleurs, s’il nous avait fallu concevoir autant de projets à la fois, il nous aurait fallu des années pour les lancer. Nous aurions alors totalement manqué notre objectif qui est de créer de l’activité et de l’emploi le plus rapidement possible. »
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