Attendu depuis de très longues années, le barrage écrêteur de crue de Lurberria dans le Pays basque entre dans sa phase ultime de réalisation, l’essai de mise en eau ayant été réalisé le 15 octobre dernier. Le but de cette construction : limiter au maximum les effets des grosses crues comme celle de 1983 et de sinistre mémoire pour les habitants du bord de la Nivelle. Coût total de l’investissement, y compris les aménagements périphériques et les études : 12 millions d’euros dont 8 millions TTC de génie civil terrassement et « BCR » pour le groupement chargé de sa construction constitué des entreprises Bec (Mandataire), GTM, Etchart et Sobamat.
Garantir un délai d’évacuation des populations de 4 heures
Le barrage écrêteur de crue de Lurberria est capable de garantir un délai d’évacuation des populations de quatre heures. L’édifice s’étend sur 73 hectares. D’une capacité de 6 millions de mètres cubes dans le cas des plus grandes crues, il reste un barrage « sec », donc sans plan d’eau, pour les débits courants de la Nivelle (le stockage se fait à partir des crues décennales, il est obtenu par une section constante libre de 3,6 m² à la base de l’ouvrage circulaire courbe). L’ensemble de l’ouvrage est composé d’une aile en terre (remblai limoneux) en rive droite de 188,50 m de long, de 22 m de haut par rapport à son assise et d’une largeur en crête de 5,00 m, et de deux ailes en béton compacté au rouleau (BCR) de 150,00 m de long, de 22,00 m de hauteur et d’une largeur également de 5,00 m en crête. Il se compose d’un pertuis central de fond calé à 38 NGF (section 3,40 m x 1,50 m) permettant le passage des débits courants de la Nivelle ; d’un seuil intermédiaire écrêteur de crue ; d’un déversoir de surface de sécurité en gradin situé de part et d’autre de l’ouvrage écrêteur et limité par des murs bajoyers ; d’un radier de dissipation aval de l’écrêteur.
Les deux ailes du barrage proprement dit, de part et d’autre du pertuis central, sont réalisées avec deux types de BCR qui concourent à son étanchéité : un BCR « 1 » et un BCR « 2 » (béton enrichi qui « encage » le BCR « 1 » sur une épaisseur moyenne de 0,75 m en parement vertical amont et de 0,30 m en parement penté à O.6H/1V à l’aval).