Après plusieurs années de débats politico-financiers, la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) a donné son feu vert à GTM-GCS et à Vinci Construction Grands Projets (groupe Vinci) pour la construction – et la conception - d’un pont levant sur la Garonne, projet préféré en définitif à celui d’un tunnel sous-fluvial. L’ouvrage reliera les deux rives de Bordeaux entre les quartiers Bacalan et Bastide.
Avec ses 566 m de long, ses 45 m de large et sa travée levante de 120 m de portée, le pont Bacalan à Bordeaux sera le plus grand pont levant d’Europe. « Il permettra l’entrée dans la ville de paquebots de croisière, soit 2 500 t à lever en 10 minutes à une hauteur de 55 m. C’est donc un projet d’une ampleur inhabituelle pour ne pas dire exceptionnelle », précise Alain Denat, directeur régional Sud-Ouest de GTM Construction France.
Bien plus important que celui de Rouen construit par Eiffage, l’ouvrage a été conçu comme un véritable boulevard urbain, avec des voies de circulation automobile, des voies en site propre pour les transports en commun et de larges passerelles courbes, séparées de la chaussée, pour la circulation des piétons.
Les deux filiales de Vinci sont également associées au cabinet d’architecture d’ouvrage d’art Thomas Lavigne, à l’ingénieur conseil Michel Virlojeux, au bureau d’études Jean Muller International mandataire de l’équipe de conception, à Hardesty et Hanover, spécialiste américain des ponts mobiles et à l’entreprise italienne de charpente métallique Cimolaï bien connue en France pour les nombreux ouvrages réalisés en France, notamment dans le cadre du TGV Méditerranée.
Les bordelais devront pourtant encore patienter quelques mois avant le début des travaux, le temps de finaliser les études d’un ouvrage censé désengorger les deux berges de la Garonne. Le chantier est prévu pour durer au moins trois ans.
Avec la construction, la maîtrise d’œuvre et les raccordements, le budget du projet est estimé à 120 millions d’euros. 18 millions d’euros devraient être apportés par l’Etat, 15 millions par le département de la Gironde et 15 millions par la région Aquitaine. Le reste du financement reviendra à la CUB, soit un peu plus de la moitié du budget prévu.