Dans le concert des investissements publics et privés affectés à l’aménagement des territoires, on pense bien sûr et en premier lieu, à l’impact des bassins d’emplois, là où s’orientent naturellement les mouvements migratoires. Les départements ruraux sont-ils pour autant oubliés ? Pas forcément ! Car à l’inverse, de nombreux ménages souhaitent quitter les espaces surpeuplés pour se refaire une santé près de petites villes aux charmes désuets et aux loyers compétitifs. De là à croire que le « bonheur est dans le pré », ce serait sans compter les effets pervers d’une « immigration » mal choisie.
Le Grand Sud-Ouest est à l’heure actuelle l’une des régions de France les plus attractives. De Bayonne à Bordeaux et La Rochelle, trois villes « piliers » de l’Arc Atlantique, de Poitiers à Périgueux, de Brive à Rodez et Toulouse, de Foix à Tarbes et Pau, on ne compte plus les investissements urbains et extra-urbains pour répondre à l’accroissement des populations dans ces zones… Principale raison qui rend ces « païs » plus séduisants que d’autres : une ruralité marquée par leur douceur de vivre ! C’est ainsi que les petites villes connaissent, depuis plusieurs années déjà, un renouveau démographique et économique. Ce qui leur pose d’ailleurs de sérieux problèmes de financement.
Prenons les Landes par exemple, un département où la croissance de la population a augmenté deux fois plus vite que la moyenne nationale entre 2000 et 2006. Pour y répondre, les investissements actuellement consentis par le Conseil général sont à la hauteur des enjeux économiques dans la perspective d’une croissance qui ne devrait pas faiblir et qui va nécessiter le lancement de grands projets de transport comme le TGV Atlantique… Un développement qui s’accompagne déjà d’un programme de rénovation et d’extension des collèges (voir notre article en page 2) afin de donner aux collégiens du département de meilleures conditions d’accueil.
Des efforts importants ont aussi été déployés en faveur de l’enseignement supérieur, illustrés par le déblocage de l’extension de l’IUT de Mont-de-Marsan mais aussi de Bayonne-Anglet-Biarritz (BAB), villes frontières entre Pyrénées-Atlantiques et Landes qui n’en font plus qu’une aujourd’hui.
Sur le front de l’emploi et du développement économique, d’autres chantiers avancent à grands pas comme le projet Atlantisud qui, à Saint-Geours-de- Maremne, voit l’aménagement de 300 hectares en zone d’activité et de loisirs (voir notre article en page 2) sur la communauté de communes Marennes Adour Côte Sud et celle de Saint Martin-de-Seignanx.
Cette mobilisation tout azimut ne doit cependant pas cacher les difficultés. Henri Emmanuelli, député PS des Landes et président du Conseil général, a ainsi alerté la Région afin de prendre rapidement des mesures de soutient pour répondre aux inquiétudes des populations de plusieurs cantons comme celui d’Hagetmau, pénalisé par les licenciements annoncés dans l’industrie du meuble. Celui-ci a donc proposé à la Région Aquitaine et à l’Etat de s’associer au lancement d’activités alternatives dans le bassin d’emploi frappé par cette crise.
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