Parce qu’elle pense avoir, elle aussi, le droit de s’exprimer au niveau social et environnemental, thème généralement réservé aux instances syndicales, gouvernementales ou non, et aux tenants de l’Environnement, la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) a livré ses sentiments à travers un livre blanc préfacé par l’historien économiste Jacques Marseille, intitulé « Construire l’avenir ». L’ouvrage passe en revue nombre de thèmes chers à la Fédération, parmi lesquels la formation et le recrutement des jeunes, le développement et l’aménagement durables. La FNTP, par la voix de son président, Patrick Bernasconi, rappelle ainsi que son secteur « emploie 300 000 salariés et embauchera plus de 100 000 jeunes au cours des dix prochaines années », et qu’elle peut être à ce titre en mesure de réduire la fracture scolaire, donc sociale pour certaine couche de la population. A ce propos, le président de la FNTP devait également rappeler qu’environ 10 % des effectifs du secteur sont de nationalité étrangère. « De plus, nos entreprises sont leaders dans nombre de pays de l’Est ». Aussi, Patrick Bernasconi souhaiterait que l’on privilégie l’embauche de salariés venus de ces pays et ensuite, en fonction des besoins, de travailleurs de pays tiers. Concernant le développement durable, la Fédération recommande la mise en avant de procédés innovants en termes de recyclage des déchets sur les chantiers, et l’utilisation de produits dont la consommation de ressources naturelles et de combustibles est moindre. Patrick Bernasconi fait également part de son souhait de voir la création pour les travaux publics d’un label « HQE » (haute qualité environnementale), telle que celui qui existe déjà pour le bâtiment. La FNTP recommande le lancement d’un grand programme d’innovation écologique pour l’aménagement des villes. Afin de mettre en œuvre ces grands thèmes, la FNTP propose notamment de transformer l’Afitf (Agence de financement des infrastructures de transport en France) en « une véritable Agence dotée d’un statut de droit privé, comme son homologue allemande, la VIPG ». Le financement des infrastructures nationales et métropolitaines serait quant à lui fondé sur les futures recettes de la directive « Eurovignette » des poids lourds ainsi que sur une partie des fonds de la taxe carbone, dès la mise en place de celle-ci.
PARTAGER :
Toute l'information de cette rubrique est dans : BTP Magazine
Le magazine de toute l'actualité des constructeurs, distributeurs et loueurs de matériels.