Le consortium H2med annonce l’achèvement de la phase de pré-ingénierie (pre-FEED) du projet BarMar, ouvrant la voie à une phase d’études plus approfondies. Cette transition marque un tournant dans le développement de cette infrastructure énergétique destinée à relier les réseaux hydrogène de la péninsule ibérique et de la France. Les premières études ont permis de confirmer la faisabilité technique du projet, de définir les grandes caractéristiques de la canalisation sous-marine ainsi que les bases de conception de la station de compression associée. Un corridor maritime a également été identifié à partir des premières analyses environnementales, qui se poursuivent encore. La phase FEED doit désormais transformer ces orientations en une conception industrielle détaillée. Elle permettra notamment de valider le tracé définitif de la canalisation, d’affiner la configuration de la station de compression, de préparer les dossiers réglementaires et de définir les spécifications techniques nécessaires à la phase de construction.
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Longue d’environ 400 km, la liaison BarMar constitue l’un des maillons majeurs du corridor H2med, présenté par l’Union européenne comme un projet d’intérêt commun (PIC) et une infrastructure stratégique pour la décarbonation du continent. Elle doit permettre d’acheminer de l’hydrogène renouvelable et bas carbone produit dans la péninsule ibérique vers les grands bassins industriels européens.
La phase FEED intégrera les résultats des études techniques et environnementales ainsi que les enseignements issus des consultations publiques menées en France et en Espagne, achevées en juillet 2026. En France, les recommandations issues de la concertation seront intégrées dans la poursuite du développement du projet.
La prochaine étape consistera à attribuer le contrat de conception technique et d’études détaillées sous-marines. Ces travaux fourniront également les éléments nécessaires aux partenaires industriels et financiers pour préparer la décision finale d’investissement (FID), préalable au lancement du chantier.
Un soutien européen pour accélérer les études
Le projet H2med-BarMar bénéficie d’un soutien financier européen dans le cadre du Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe (MIE). Plus de 28 millions d’euros ont été attribués en janvier 2025 pour accompagner les études d’ingénierie, les campagnes d’investigation sous-marine et environnementale ainsi que les démarches nécessaires à l’obtention des autorisations.
« Nous passons des études de faisabilité à une modélisation industrielle concrète, une étape clé pour soutenir les objectifs de décarbonation de l’Europe », souligne Francisco de la Flor, PDG de BarMar.
Une dynamique politique renforcée autour d’H2med
Le développement du corridor H2med bénéficie également d’un soutien politique accru. Une réunion ministérielle organisée le 6 juillet à Paris dans le cadre du Groupe de haut niveau sur l’Europe du Sud-Ouest a réuni les représentants de la France, de l’Espagne et du Portugal, ainsi que le commissaire européen à l’Énergie et les principaux acteurs du secteur.
La participation de l’Allemagne pour la première fois à cette instance témoigne de l’importance croissante accordée aux interconnexions énergétiques européennes. Avec une mise en service commerciale envisagée en 2032, sous réserve de l’obtention des autorisations nécessaires, BarMar s’impose comme un futur axe majeur du réseau européen de transport d’hydrogène.