L’INRS indique que la chaleur constitue un risque pour la santé dès 28°C pour une activité physique et 30°C pour une activité sédentaire. À 40°C, le risque d’hyperthermie devient mortel. Dès 30°C, le risque d’accident augmente de 5 à 7%. Au-delà de 38°C, ce risque bondit de 10 à 15% en raison de la fatigue, des vertiges et du manque de pauses.
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Les bonnes pratiques sur le chantier
Bien qu’il n’existe pas de température maximale fixée dans le Code du travail, l’employeur a une obligation générale de sécurité (Art. L.4121-1). Le décret du 27 mai 2025 renforce ses obligations dès que Météo France déclenche une vigilance canicule (jaune, orange ou rouge) :
• Aménagement du travail : modification des horaires (pour travailler aux heures les moins chaudes), réduction de la charge physique et augmentation des pauses.
• Augmentation des temps de pause et accès permanent à des espaces rafraîchis
• Accès à l’eau : mise à disposition gratuite d’eau potable et fraîche à proximité des postes, avec des moyens pour la maintenir au frais. Pour le BTP et le secteur forestier, c’est 3 litres d’eau minimum par jour et par salarié !
• Locaux : aménagement des locaux contre le rayonnement, renouvellement de l’air intérieur et mise à disposition de locaux de pause climatisés ou rafraîchis.
• Evaluation quotidienne des risques et adaptation de l’organisation du travail
• Salariés vulnérables : adaptation obligatoire des postes pour les personnes âgées en temps partiel thérapeutique ou les femmes enceintes.