L’enquête, menée auprès de 2 222 artisans du BTP, confirme les tendances révélées en 2015 et 2016. 2017 marque la progression de la détérioration de l’état de santé des artisans du BTP qui sont 39% à se déclarer en mauvaise santé, contre 29% en 2016. Pourtant, les chefs d’entreprise artisanale n’ont jamais été aussi optimistes : 50% se disent confiants vis-à-vis de l’avenir de leur activité (contre 30% en 2016) et ils sont 60% à avoir observé une progression de leur activité en 2017. De plus, ils se sentent de moins en moins isolés : 35% affirment se sentir isolés, une baisse de 5 points par rapport à l’année précédente.
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En cause, les rythmes de travail toujours soutenus. 63% des artisans travaillent plus de 50 heures par semaine dont 24% plus de 60 heures. Toutefois, 47% des artisans exercent une activité extraprofessionnelle. En parallèle, ils souffrent également de stress au travail. 58% déclarent qu’ils sont souvent voire très souvent stressés généralement à cause des démarches administratives, la charge de travail, les contraintes de délais et le manque de repos. Ce stress, qui impacte la qualité de sommeil des artisans, les expose à un risque accru d’épuisement professionnel. Ils sont ainsi 37% à déclarer avoir subi ou frôlé un burn-out.
Notons enfin que le suivi médical est quasiment inexistant. Seuls 13% des artisans sont suivis médicalement pour leur activité professionnelle. Et 51% d’entre d’eux consultent leur médecin généraliste à de très rares occasions, voire jamais. Ce phénomène est nettement plus marqué chez les jeunes (moins de 31 ans), qui sont seulement 25% à consulter leur médecin. La principale raison invoquée est le manque de temps (27% des répondants) mais ils sont aussi nombreux à ne pas en ressentir le besoin (13%).