Pour atteindre une baisse de 15% de la consommation énergétique des bâtiments d’ici 2022, la Capeb souligne la nécessité de traiter la totalité des 7,5 millions de « passoires énergétiques » que compte la France.
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Patrick Liébus, président de la Capeb ajoute aussi qu’ : « il est impératif que la massification ne se traduise pas par un processus « d’industrialisation » qui amènerait les TPE à devenir des sous-traitants, cantonnés à des tâches d’exécution standardisées. L’intervention sur le bâti existant, pour être efficace, appelle une expertise et un savoir-faire difficilement standardisable. »
Par ailleurs, d’après la Capeb, un guichet unique local de rénovation énergétique assurerait d’informer systématiquement les acteurs du bâtiment de l’avancée des projets ainsi que d’identifier clairement les rôles et missions de chacun.
Enfin, elle alerte également le gouvernement sur les moyens mis en œuvre pour soutenir la formation des professionnels du bâtiment aux économies d’énergies même si 70 000 entreprises sont aujourd’hui labellisée RGE (dont 14 000 possédant la qualification Eco artisan).
Patrick Liébus précise : « Vouloir éradiquer en 10 ans les 1.5 million de passoires énergétiques occupées par des ménages aux faibles revenus, c’est un réel défi que la Capeb souhaite relever et pour lequel elle continuera de se mobiliser mais cela pose la question des moyens : cet objectif est impossible à atteindre sans de puissants leviers d’action et d’aides au passage à l’acte. »