Contrairement à l’ensemble des formations du supérieur, celles d’ingénieurs par apprentissage ont été faiblement impactées par la crise avec un taux de chômage ayant évolué de 2 à 3%.
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Il s’agit d’un taux en augmentation qui a d’ailleurs progressé de plus de 92% en près d’une décennie. Ainsi, en 2016-2017, 8104 nouveaux élèves-ingénieurs ont été comptabilisés au lieu de 7335 l’année précédente.
Parmi ces nouveaux entrants, 31,9% (31,1 % en 2014-2015) sont titulaires d’un DUT (obtenu hors apprentissage) et 10,8% possèdent un BTS délivré sous statut d’étudiant (24,2 % en 2014-2015).
Bien que connaissant une croissance de leurs effectifs, les écoles d’ingénieurs se retrouvent aujourd’hui confrontées à la possible disparition de la partie « hors quota » de la taxe d’apprentissage.
En effet, le 12 octobre dernier, le Premier ministre et le ministre du travail ont lancé la concertation sur la réforme de l’apprentissage afin de préparer un projet de loi relatif également à la formation professionnelle et l’assurance-chômage qui devrait être présenté au printemps 2018.
Ce ne serait pas la première fois qu’une modification de la répartition de la taxe d’apprentissage ait lieu puisque, impactées par la loi du 5 mars 2014 (relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale), les écoles d’ingénieurs ont déjà subi entre 2014-2015 une baisse moyenne de 33 % des ressources financières issues de cette taxe, soit une perte par étudiant de 193 euros et une perte globale de 25 millions d’euros.