Avec un loyer de plus de 1 000€/m²/an pour ses tours, la capitale britannique continue de s’imposer comme la ville la plus chère d’Europe. En raison de la conjoncture liée au Brexit, elle se maintient pourtant avec peine dans le Top 5 mondial, largement distancée par Hong Kong (2 860€/m²) et New York (plus de 1 500€/m²), deux archétypes de la verticalité urbaine, et est talonnée par Sydney (1 000€/m²).
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Un argument que Paris pourrait mettre en avant pour séduire des entreprises en quête d’une alternative à Londres. Les utilisateurs d’ores et déjà présents en région parisienne l’ont compris, comme en atteste le taux de vacance de plus en plus faible observé à La Défense. L’arrivée de nouveaux acteurs tels que ceux du coworking (Kwerk et NextDoor), ou la décision de Total de rester fidèle à La Défense en se positionnant sur les 120 000m² à construire de The Link sont les signes d’une validation par les utilisateurs du rapport qualité / prix des tours du quartier.
Cette modicité de prix est une raison valable pour investir. Pour preuve, les acquisitions récentes telles que Cœur Défense pour 1,6 milliard d’euros. Des décisions motivées par le fait que les points faibles de La Défense sont en train d’être réglés avec des développements commerciaux, à l’exemple de Table Square, des chantiers résidentiels inédits depuis plus de 30 ans et, enfin, l’arrivée d’Eole (RER E) à horizon 2022, qui reliera La Défense à Saint-Lazare via la porte Maillot.
On note donc un réel changement de regard sur les tours, relève Knight Frank, le spécialiste de l’immobilier d’entreprise. Elles constituent en effet des alternatives aux grands campus tertiaires, qui pâtissent de leur éloignement du cœur de l’agglomération et de leur desserte en transports en commun. La tour offre la possibilité de développer de grandes surfaces en zone urbaine dense. « Sans compter que l’on sait désormais beaucoup mieux maîtriser l’un de leurs points faibles, les charges très élevées », souligne Marc Henri Bladier, co-directeur du département Bureaux et de l’Atelier Knight Frank.
« Tout en continuant de répondre aux mêmes besoins qu’avant, notamment en termes de regroupement des effectifs, elles apparaissent moins dans la verticalité. Elles s’ouvrent à la vie avec la plurifonctionnalité, à la nature avec des terrasses et des jardins et, avec de nouveaux systèmes de fenêtres elles s’ouvrent littéralement à l’extérieur. La métamorphose qui se prépare sur la tour Montparnasse en est un parfait exemple », ajoute Jean-Louis Guilhamat, co-directeur du département Bureaux et de l’Atelier Knight Frank.