Alors qu’une nouvelle certification Qualibat 1552 "Traitement de l’amiante" vient de voir le jour, seules 6 entreprises sur 2017 ont fait l’objet d’un reclassement. Qualibat s’interroge sur la date butoir du 1er juillet 2013 qui, selon l’organisme de certification, ne pourra être tenue.
Le décret n° 2012-639 du 4 mai 2012 a imposé de nouvelles dispositions réglementaires que doivent respecter les entreprises réalisant des travaux de traitement de l’amiante. Dans ce contexte, les exigences que doivent satisfaire les entreprises ont été redéfinies par une nouvelle version de la norme NF X 46-010. Les modalités d’attribution et de suivi par l’organisme certificateur ont également été réactualisées par la norme NF X 46-011. En ce sens, les entreprises réalisant des travaux de traitement de l’amiante (retrait, encapsulage) titulaires des certifications Qualibat 1512 (amiante non friable) et 1513 (amiante friable) devront être certifiées 1552 "Traitement de l’amiante", la nouvelle certification Qualibat qui les remplace. Ces dernières devront faire l’objet d’un reclassement pendant l’année 2013. Si la quasi totalité des 217 entreprises certifiées QUALIBAT 1512 a fait l’objet, à ce jour, de l’audit de reclassement siège, seules 6 entreprises ont pu être reclassées complètement en 1552 (2%). Les autres, au nombre de 142 (65%), ont obtenu une certification à titre temporaire dans l’attente de la réalisation de l’audit chantier et 69 entreprises (32%) doivent encore lever des écarts d’ici au 30 juin. Au vu de la situation, Qualibat émet des doutes sur l’application de la date butoir du 1er juillet, le risque étant de bloquer l’ouverture de nombreux chantiers de retrait d’amiante.