Au ralenti, le BTP à La Réunion envisage de s’exporter aux Comores où les besoins en infrastructures sont présents. Une manière de mettre à profit un matériel remisé au garage soumis malgré tout à une fiscalisation lourde.
Afin de contrer une crise économique qui se fait de plus en plus pesante à la Réunion, la Confédération de l’artisanat des petites entreprises du bâtiment (Capeb) envisage, avec l’aide de l’Etat, de délocaliser l’activité des entreprises du BTP réunionnais vers des contrées nécessiteuses en grands travaux telles que Les Comores. Dans cette optique, la Capeb prévoit de solliciter une défiscalisation temporaire quinquennale du matériel productif, peu enclin à servir en ces temps difficiles, et qui représente malgré tout des coûts majeurs pour les entreprises. Passé ce délai, l’Etat pourrait charger l’administration fiscale de contrôler l’état du matériel et sa valeur vénale avant toute vente. Ces mesures permettraient non seulement de relancer l’activité du BTP à La Réunion, mais aussi de financer des opérations clé en main dans ces pays en carence de main d’oeuvre.