Le gouvernement n’a pas encore assuré à son soutien au projet de tours jumelles Hermitage dont l’avenir reste, en conséquence, incertain.
"Si la croissance économique était au rendez-vous en France, ce projet controversé qui ne plaît pas à Duflot n’irait pas au bout", lâche un spécialiste du dossier Tours Hermitage aux Echos. Le projet de tours jumelles destinées à s’élever à La Défense et mêlant pour la première fois logements, bureaux et commerces, doit obtenir du gouvernement la vente des droits à construire détenus par Defacto, un organisme contrôlé par les collectivités locales, afin d’espérer pouvoir voir le jour. "Là il n’est pas impossible qu’on fasse un geste envers la Russie pour développer nos investissements là-bas", ajoute néanmoins cette source, laissant entendre un possible feu vert des pouvoirs publics. Le délai de cinq ans prévu pour achever ce chantier semble bien court compte tenu que le soutien du gouvernement n’est qu’une des nombreuses étapes à franchir pour pouvoir entamer le chantier. Le promoteur russe doit d’abord obtenir le prêt de 700 millions d’euros nécessaires au projet, attendre l’arrêt en cours des procédures judiciaires engagés par les copropriétaires des HLM du quartier dont les habitants doivent être relogés et négocier avec les propriétaires d’immeubles voisins du projet (Axa, Allianz,…) ayant lancé des recours contre le permis de construire. Un parcours du combattant que d’aucuns voient bien trop ardu pour permettre un jour aux tours jumelles de prendre leur place à La Défense.