Employés sur le chantier de la centrale nucléaire ukrainienne de Tchernobyl, les groupes français Bouygues et Vinci ont été obligés d’évacuer 80 ouvriers suite à l’écroulement d’un toit et d’un mur sur le site.
Vinci et Bouygues ont été chargés de la construction de l’enceinte de confinement du sarcophage recouvrant actuellement les restes du réacteur endommagé de 1986 responsable de la fameuse catastrophe. Dans un communiqué à l’AFP, les deux groupes de BTP ont annoncé avoir du évacuer près de 80 employés "par précaution" après l’écroulement d’un mur et d’un toit. A ce jour, l’incident n’a fait aucune victime et n’a provoqué aucune hausse de la radioactivité, a indiqué le service de presse de la centrale. Pour le moment "Novarka [la coentreprise de Vinci et Bouygues NDLR] est en train d’effectuer toutes les mesures de contrôle de contamination surfacique. Celles-ci sont jusqu’à présent en dessous des seuils admissibles", a déclaré la porte-parole de Bouygues. Selon les deux groupes français, "cet état des lieux déterminera la date de reprise des travaux".